Détail du Possibles n° 37, Les Carnets III, Septembre 2025

Les Carnets III
Détail du Possibles n° 37 – Septembre 2025

couverture n° 37Roger Judrin, Ricochets, 5
Claire Fourier, L’amour blessé, toujours blessé, 15
Jean-Yves Masson, Encore quelques pas, 25
Marie-Josée Christien, Fragments & tessons, 33
Philippe Brandes, Francophone à Anvers, 43
Louisa Adjouati, Argentomagus, 51
Olivier Stroh, Lecture d’Argentomagus, 55
Colette Fournier, Empreintes, 61
Gérard Bocholier, Esquilles 2024, 67
Françoise Richard-Mongereau, Carnets de poète, 75
Olivier Causte, Nuits Argiennes, 83
Amélie Fleury, Affleure, 91
K.J.Djii, Le Jeu et le rire, l’esprit, 99
Laurent Noël, Pis que peindre, 108
Fabrice Trochet, Journal en cours, 115
Pascal Adam, Ciels de synthèse, 123
Pierrick de Chermont, Une attentive distraction, 131
Enza Palamara, Extrait de mon journal, 139
Pierrick de Chermont, Leroux, Le Conte, II, 145

Voir la quatrième de couverture


Notes de lecture
Angelo Rinaldi, Les Roses et les épines, chroniques littéraires, Éditions des Instants, 272 pages, par Pierre Perrin, p. 151.
André Suarès, Ariel dans l’orage, Le Condottière, 2025, par Christiane Rancé, page 152.
Rémy de Gourmont, Les Pas sur le sable, La Coopérative, 2025, par Stéphane Barsacq, page 152.
Daniel Guénette, La Fatigue de la haine, poésie, Les Éditions de la Grenouillère, 232 pages, 28,95 $, par Pierre Perrin, page 153.
Céline Posson-Girouard, Au-delà du tableau, préface d’Yveline Vallée, Éditions Ex Aequo, 2023, 156 p. 15 €, par Carmen Pennarum, page 154.
Pierre Michon, J’écris l’Iliade, Gallimard, 2025, 268 pages, 21 €, par Jean-Robert Comte, page 155.
Patrick Devaux, Ne le dites à personne, illustrations colorées de Catherine Berael, Éditions Le Coudrier, 2025, 65 pages, par Parme Ceriset, page 156.
Philippe Colmant, Crever la nuit, Éditions Le Coudrier, 2025, 64 pages, 18 €, par Pierre Perrin, page 156.
Zélie Siakhem, Western Chorba, Éditions Le Clos Jouve, 2024, 122 pages, 15 €, par Delphine Leger, page 156.
Robert Redeker, Le miroir aux fantômes, éditions du Cerf, 2025, 260 pages, 20 €, par Vincent Puymoyen, page 157.
Philippe Leuckx, Par les escaliers anciens, Éd. Le Coudrier 2025, 68 pages, 18 €, par Patrick Devaux, page 158.
Lionel Lathuille, Ici commence, La Rumeur libre, 2025, 160 pages, 16 €, par Pierre Perrin, page 159.


Descriptif du n° 37, [ISBN : 978-2-9580946-6-9], 1er septembre 2025 :

Format du volume n° 37 de septembre : 143 x 210 mm
Couverture couleur 250 gr.
Intérieur 115 gr : 10 cahiers de 16 pages, dos cousu.
Poids du volume : 320 gr. (Port offert pour toute commande.)
160 pages. L’achat au numéro : 16€
[Possibles 29 rue de l’Hôpital 39600 Arbois
– courriel : foton@free.fr] ;
Règlement par chèque ou virement [l’Iban figure sur le bulletin ci-dessous].

Conditions pour les libraires : 37,75 % de remise et port offert ;
Soit pour un prix public de 16 € [exempt de TVA], un prix d’achat de 10 € ;
[Règlement par virement après vente – Iban sur le bulletin ci-dessous].



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Quand Julien Green a publié Les Pays lointains, un roman auquel il travaillait depuis vingt ans et auquel il songeait depuis sa jeunesse, ses fidèles lecteurs (comme je l’étais de Green) ont sans doute été un peu déçus (plus tard on a su de source presque sûre que Green a fait écrire une partie de ce roman par Eric Jourdan… ça suffit à expliquer la déception), mais enfin Rinaldi a écrit un article féroce (évidemment) mais en disant : « C’est aussi raté que le Docteur Faustus de Thomas Mann »… qui est pour moi un des plus beaux romans du XXe siècle. C’était malheureux. Ses bons mots étaient drôles, je sais aussi que Claude Michel l’aimait bien parce qu’il le connaissait depuis leur jeunesse et pouvait me raconter toute son histoire avec Hector Bianciotti (meilleur écrivain que Rinaldi à mon avis), mais enfin ce genre de pape des lettres est très vain. Comme il y a eu un concert d’éloges pour saluer ce volume dont la parution a coïncidé avec la mort de l’auteur, eh bien ce n’est pas mal qu’il y ait une note discordante. On vous sait capable de ça, j’imagine qu’on vous le reproche, mais non. Vous connaissez le mot de Cocteau, trop cité mais si juste : ce qu’on te reproche, cultive-le, c’est toi. Claude Michel aussi pouvait être injuste, on ne pouvait pas défendre Baudelaire devant lui, mais 1) on a toujours le droit de ne pas aimer Baudelaire c’est rassurant, et 2) c’était un bien meilleur critique que le terrible Rinaldi, ses quelques recueils d’articles comme La rage de lire le prouvent. — Jean-Yves Masson, Messenger, le 23 juillet 2025.

J’ai lu quasiment d’une traite, avec un grand plaisir, ton numéro de septembre. Il y a des textes avec lesquels je suis plus en phase que d’autres (c’est normal dans une revue) mais tout m’a intéressé. Les pages de Claire Fourier sont épatantes. Et quel plaisir que de retrouver ce « vieux » Roger Judrin, tellement oublié aujourd’hui. Sinon, j’ai vu Isabelle Montmaneix l’autre soir au vernissage de l’exposition Anne-Marie Jaccottet à Lyon et elle m’a, gentiment, reproché de n’avoir pas marqué le 50e anniversaire de la mort de Roger Kowalski. En ajoutant : « Dis à Perrin qu’il fasse quelque chose ! » Voilà, c’est dit [ rappel de l’article consacré aux Œuvres complètes, Cherche-midi, 2000]. — Didier Pobel, Courriel, 24 septembre 2025.

Parcourir des carnets d’écrivains, c’est toujours jeter un œil curieux, voire indiscret, dans les marges ou ateliers de la littérature, sur ces écrits buissonniers à l’état de fragments. Ce nouvel opus de Possibles s’ouvre sur une dizaine de pages extraites d’un ouvrage de Roger Judrin, Cercles d’onde, publié en 2023. Ce sont des « pensées détachées », des aphorismes à teneur philosophique, existentielle ou morale, dont la forme est particulièrement travaillée pour ne pas manquer leurs cibles. Plus loin, Marie-Josée Christien nous propose ce qu’on pourrait nommer plutôt des traits d’humeur relatifs au petit monde littéraire, aux travers et manies des poètes ou de tout un chacun. Dans l’article précédent, Jean-Yves Masson nous livre ses pensées sur la poésie et, tout particulièrement, sur les dérives contemporaines dans lesquelles elle se trouve entraînée. Ces carnets (dont les fragments ressemblent parfois à des « tweets » postés sur internet) ce sont aussi des notes éparses, des journaux intimes, des souvenirs personnels, des confidences de romanciers et de poètes […]. Enfin, Pierrick de Chermont nous livre en conclusion (avant les notes de lecture), la seconde partie de son étude sur les contes et récits de Daniel Leroux (ouvrages parus à L’Atelier du Grand Tétras). Nous aimerions conclure cet aperçu par une citation de K.J. Djii, que rapporte en note Pierre Perrin : « Nous ne pouvons pas appréhender ou décrire la réalité, nous la réinventons à chaque instant, à chaque mot, signe ou parole. De fait, nous ne cessons, tout au long de notre vie, de la réactualiser en fonction de nos besoins les plus impérieux, à l’instar des mythes qui revivent sous la forme de rites. » — Gérard Mottet, Poésie/première, n° 93, décembre 2025


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